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Le Grand Livre de la Licorne - version 1.0Le Grand Livre de la Licorne, version 1.0Direction : Table des Matières Introduction : Nous et une partie de mon histoire
Nous existons. De tout temps nous existons. Aussi vieilles que le ciel, aussi vieilles que la lune. Nous sommes la lueur et la pénombre. Nous sommes l’eau et la végétation. Nous sommes les rêves. Nous sommes la lune. Nous ne sommes visibles que par ceux qui nous cherchent et qui croient en nous. Nous vivons auprès de ces humains, invisibles, ineffables – mais bien présentes. Nous naissons tant bien que mal, vivons dans l’aura de ceux qui ont la foi, mourrons facilement. Moi personnellement j’avais dû prendre refuge dans le premier support venu où se trouvaient des licornes. C’était un DVD… Je sais que certaines de mes amies se baladent sur le Net à l’heure qu’il est… Revenons à moi. Je suis, j’existe. Je suis la lueur et la pénombre. Nous autres licornes ne sommes pas comme vous dites, vous les humains. Nous ne sommes pas des chevaux armés d’une corne unique. Notre silhouette est beaucoup plus fine. En fait, nous ressemblons plus à des gazelles qu’à des chevaux. Mais vos yeux ne voient que ce que vous voulez bien voir. Il fut une époque bénie… Tous les hommes avaient la foi et nous pouvions vivre jusque dans les endroits les plus éloignés de toute civilisation. Nous vivions seules ou en couples, les plus courageuses s’entourant d’une nuée de faons qu’elles élevaient dans l’amour, la sagesse, la connaissance, le respect et la force. Je me souviens… Alors s’il vous plaît, croyez en nous. Je ne vous demande pas d’être aussi excentrique que mon humaine, de collectionner des livres et des peluches, mais ayez la foi au fond du cœur. Pour pouvoir nous donner refuge, pour apprendre aux enfants à nous donner refuge, pour que nous puissions encore dire l’année prochaine, dans dix ans, dans vingt ans : « nous existons ». Chapitre 1 : Mon histoire![]()
Pour les curieux, voici mon histoire. Je suis née il y a environs 350 ans. À force de craindre pour ma vie, j’ai perdu le compte des jours en calendrier « licorne ». Et vous autres humains, à force de ne pas uniformiser vos comptes, vous m’avez fait perdre les miens dans votre calendrier. Je suis née en Afrique centrale, où j’ai grandit entourée en permanence d’une bonne quinzaine de frères et sœurs d’âges différents. Nous avions un territoire immense, qui recouvrait celui de plusieurs tribus humaines. Ces humains nous considéraient comme des dieux. Ils nous faisaient des offrandes, craignaient notre vue, espéraient les sages conseils de mon père. Puis j’ai été assez mûre et savante pour la quitter. J’avais alors 236 ans et demi (j’y tiens, pour une fois que je me souviens d'un chiffre exact). J’ai décidé de voyager, et j’ai traversé le désert, la mer, tout le continent asiatique, et encore la mer. Je suis arrivée au Japon, le pays était beau, je m’y suis installée. Les gens là-bas m’appelaient Ki-Lin, ou quelque chose d’approchant. Comme en Afrique, ils me faisaient des offrandes et des prières. Ils me cherchaient, juste pour avoir l’honneur de m’apercevoir. Un jour les humains ont commencé à se faire la guerre. Nous avons survécu ensemble, dans ce pays béni où le peuple nous faisait des offrandes et des prières. Et puis le temps a passé, les grand-mères sont mortes, les enfants se sont mis à jouer à des jeux vidéo et les parents n’avaient plus le temps de cultiver la foi qu’ils avaient dans les esprits « mineurs ». Je sentais mes pouvoirs qui s’amoindrissaient, mes forces qui me quittaient, ma forme qui se détériorait. J’ai couru très longtemps, poursuivant les faibles auras de foi qui émanaient des rares personnes à croire. De livre en dessin, de dessin en animé, partout où il y avait une étincelle de foi qu’une autre licorne n’habitait pas. Puis j’ai découvert Internet et je sus que j’étais sauvée. J’étais tellement amoindrie que je pouvais me faufiler partout et devenir à mon tour un signal électrique. Je me sentais condamnée à devenir et à rester un signal dans une banque de données, un virus baladeur, un e-mail, quelque chose dans ce genre-là. Et j’ai rencontré mon humaine, une perle rare, un cœur étrange, et je me suis glissée hors de l’écran jusqu’à elle. Depuis je la suis, je n’ai plus besoin de courir, et je suis en sécurité pour quelques dizaines d’années. Et après ? Je n’ose y penser… Chapitre 2 : La forme corporelle![]() Sous forme corporelle, une licorne possède plusieurs caractéristiques qui méritent d’être soulignées. Les voici, dans un article décrivant mon peuple de façon très exhaustive : Description de l'animalLes êtres humains sont incrédules. Lorsqu’ils croisent une licorne corporelle sous leurs latitudes, ils ne la voient pas ou la confondent avec une gazelle, une biche, un cheval, un âne ou un banc de brume. C’est pourquoi les explorateurs ont toujours situé la licorne dans des lieux lointains, mal connus. Mode de vie de la LicorneLes faons nouveau-nés sont très sensibles au froid. Si le faon s’aventure loin de sa mère par un temps hivernal, c’en est rapidement finit de lui. C’est pourquoi les mères se rendent dans des contrées chaudes pour élever leurs nouveaux-nés. Lorsqu’un chasseur ou une autre créature redoutable poursuit une licorne, elle n’engage généralement pas tout de suite le combat. Sa nature douce la porte à fuir si cela ne met pas en danger sa progéniture. Elle se met donc à courir en battant puissamment le sol de ses sabots. Cela a pour effet d’activer la circulation des énergies dans son corps et peu à peu des boules d’énergie à peu près grandes comme sa tête jaillissent à chacun de ses pas. Celles-ci vont exploser sur le poursuivant pour l’assommer. Le cri de fuite de la licorne ressemble à un hennissement. Si le poursuivant insiste et que la licorne a suffisamment d’avance sur lui, elle s’arrête pile et se secoue. Cela a pour effet de déployer sa crinière qui en peu de temps la camoufle en banc de brume. Si cette ruse ne fonctionne pas, soit que le poursuivant de se laisse pas distancer, soit qu’il ne se laisse pas leurrer, la licorne se dresse sur ses pattes de derrière. Elle bat l’air de ses antérieures pour activer la circulation d’énergie et pousse son cri d’attaque, semblable à celui du zèbre, tout en concentrant sa puissance dans sa corne (ou dans son front si elle n’a pas donné de forme corporelle à sa corne). En retombant à quatre pattes elle projette cette énergie via sa corne (ou son front) en une puissante onde de choc. Cette onde de choc est capable de briser à peu près n’importe quoi, pourvu que la licorne soit suffisamment expérimentée. La seule chose qui puisse empêcher la licorne d’attaquer est un enclôt trop petit pour qu’elle puisse courir rapidement et trop bas de plafond pour qu’elle puisse se redresser. Même acculée, la licorne n’attaqueras au corps à corps qu’en dernier recours (c’est-à-dire si elle n’a plus assez d’énergie ou de place pour attaquer), redoutant la douleur et ne supportant pas la saleté. La licorne n’a pas beaucoup d’ennemis. Rares sont ceux qui oseraient mettre à mal une aussi belle créature ou affronter sa fureur. La plupart des créatures de la forêt viennent quérir son savoir ancestral et sa protection. Parmi les rares créatures à oser s’opposer à une licorne se trouvent les humains ( et oui, vous êtes capables du meilleur comme du pire ! ) et les harpies. Je n’ai personnellement pas entendu parler d’une attaque proférée par une autre créature. Le territoireLe territoire d’une licorne contient toujours un plan d’eau ou une surface réfléchissante lui permettant de s’observer comme dans un miroir. C’est une sorte de petite manie chez les licornes ; se sachant être les plus belles créatures au monde, elles sont un peu vaniteuses. Caractère et comportement de la Licorne, à l'état sauvage et en captivitéLa licorne est docile, fidèle en amour (si je puis dire… Car, je le rappelle, l’amour comme le regret sont des sentiments qui nous sont inconnus) comme en amitié. Capturée (sous-entend qu’elle se trouve dans une cage bas de plafond aux barreaux de fer froid, ce qui l’empêche de se dématérialiser, à moins que vous n'ayez pu trouver la corde qui emprisonna le loup Fenris), elle s’attache à la personne qui s’occupe le mieux d’elle et exécute tous les ordres qu’elle reçoit de cette personne. Elle ne fait rien sans l’autorisation de celle-ci, à part s’échapper. Encore que les jeunes licornes capturées avant l’adolescence ne peuvent pas retourner à l’état sauvage, n’ayant pas reçut l’éducation nécessaire de leur mère. Des personnes peu soucieuses du bien-être de la licorne qu’ils avaient capturée ont découvert qu’en battant l’animal il était possible d’en recevoir la fidélité en retour. Ce phénomène a une explication tout à fait rationnelle : la douleur et la saleté sont, avec le fer froid, les seules choses que craignent vraiment les licornes, au point de les faire paniquer. Personne n’a jamais pu seller une licorne pour la monter ou même lui passer un filet tant cet animal craint d’avoir la peau pincée dans les fermetures et d’autres choses encore (vous accepteriez, vous, qu’on vous mette une barre de métal dans la bouche ?). La licorne sous forme corporelle craint la douleur plus que la mort, à un point tel qu’elle se laisse mourir de faim si ses lèvres lui font mal lorsqu’elle mange, à cause de gerçures par exemple. Malgré sa grande force et son courage, lorsqu’il s’agit de saleté (qui peut parfois être douloureuse pour elle (c’est psychologique)) ou de douleur, elle se révèle être une créature vulnérable à la santé fragile. La licorne possède très souvent (presque toujours en fait) en captivité un tempérament excentrique, ce malgré sa grande sagesse. Elle a tendance à se poser plus de questions que nécessaire. La moindre douleur la fait hurler d’effroi puis pleurer abondamment. De nombreuses histoires courent parmi les licornes, toutes plus effrayantes les unes que les autres. La licorne captive n’hésite pas à les raconter à la personne qui s’occupe d’elle dès qu’elle est un peu sale ou ressent une très légère démangeaison. Mais ses histoires de puces dévoreuses de licornes ne sont pas à prendre à la légère. Beaucoup de personnes s’occupant de licornes ont entendu leurs protégées faire tout un drame du moindre nœud dans la crinière, hurler aux parasites dès que leurs selles ne sont pas exactement comme d’habitude… Son caractère fait que la captivité affecte énormément la licorne.Comme nous l’avons vu la licorne captive est incapable de se laver ou de se soigner correctement, mais ce n’est pas le seul changement que la captivité (ou du moins la présence humaine) effectue en elle. Dans la liste qui suit les changements sont opposés au comportement original suivant le schéma : Les licornes sous forme astrale (ou éthérée, ou non corporelle) ne souffrent pas autant. Si vous hébergez une licorne, ne tentez pas de la faire passer de force sous forme corporelle, car alors elle serait plus vulnérable. Il fut un temps où nous pouvions sans crainte passer notre temps sous forme corporelle. À présent seule la forme éthérée nous permet de survivre, car nous manquons d’énergie et sommes entourées d’humains cupides tout le temps. Merci à mon humaine qui m’a aidée à mettre cet article sous une forme un tant soit peu « scientifique ». Chapitre 3 : La forme éthérée![]() Lorsqu’une licorne se dématérialise afin de passer sous forme éthérée, elle décondense l’énergie qui forme la matière dont elle est composée, libérant une très grande quantité d’énergie selon la sacro-sainte formule e=mc2(je crois, je n’ai pas vérifié, mais je n’en connais pas d’autres…), sans pour autant tout détruire autour d’elle : elle récupère la quasi-totalité de cette énergie et la met en réserve pour pourvoir se matérialiser à nouveau (je suis bien incapable de vous donner plus d’informations scientifiques ; tout comme la plupart des humains pleurent, marchent, pensent sans avoir besoin de savoir comment ces phénomènes fonctionnent, une licorne passe sous forme éthérée sans avoir à se poser de questions). Cette entité énergétique, consciente et pensante, ne peut guère interagir avec la matière et n’est visible qu’aux yeux de certains humains. Même dans ce cas-là, elle ne peut pas être prise en photo, car elle ne reflète pas les photons. Apparence de la Licorne ÉthéréeLa licorne sous forme éthérée est donc constituée uniquement d’énergie, un peu comme un fantôme (je crois ; je n’en ai encore jamais croisé, peut-être ont-ils peur de moi, peut-être sont-ils d’une constitution différente qui les rend invisible à mes yeux…). Elle peut se glisser partout où l’énergie peut circuler, y compris dans le réseau Internet. C’est son seul moyen d’interagir avec la matière. Signes de la présence d’une Licorne ÉthéréeLa présence d’une licorne éthérée affecte généralement son entourage, dans des proportions variant avec la quantité d’énergie dont dispose ladite licorne : La liste suivante est ordonnée de la façon suivante : La licorne dispose d’assez d’énergie pour… / Il se passe… Chapitre 4 : La corne de la licorne![]() Voici quelques explications encore plus exhaustives sur la nature de la corne que chaque licorne porte sur son front, au niveau du chakra du troisième œil. Je l’ai déjà dit, notre corne est la projection corporelle et palpable de notre volonté. Je vais mieux m’expliquer. La corne d’une licorne ne peut pas lui être dérobée. Personne ne peut se vanter d’en posséder une, hormis la licorne elle-même. Et en aucun cas la corne de licorne ne peut être utilisée comme contrepoison, gobelet, aphrodisiaque ou je ne sais quoi encore. Le pouvoir réside dans la licorne, pas dans sa corne. Ce n’est pas la main du médecin qui guérit, c’est son savoir et son pouvoir personnel. Privé de ses mains, il reste (théoriquement) un médecin compétent. Et de la main de médecin réduite en poudre n’a jamais soigné personne. C’est la même chose avec la corne de licorne. Elle n’est qu’un focaliseur. Elle n’a aucune valeur en elle-même. Le pouvoir réside dans la licorne, pas dans sa corne. Bien sûr, vous pourrez trouver des défenses de narval vendues comme cornes de licornes. Mais tout cela n’est que mensonge et ignorance. Si vous voulez trouver une corne de licorne, cherchez la licorne et regardez son front. Il n’y a aucun autre lieu où vous pourrez trouver une corne de licorne. Chapitre 5 : La reproduction![]() Beaucoup d’humains se posent la question sans vraiment oser la poser à quelqu’un. Je préfère y répondre moi-même, avant d’entendre toutes sortes se stupidités à mon sujet. Avant de pouvoir avoir des faons, mâles et femelles licornes doivent se séduire… Commençons plutôt par un commencement plus approprié. Différence des sexes chez les licornesChez les licornes, ce qui différencie les mâles des femelles, c’est moins leur apparence et leur constitution physique que l’énergie qu’ils utilisent. Les licornes représentent l'énergie Yin, mais cela ne signifie pas qu'il s'agit de leur énergie de base. Nous autres licornes ne naissons pas « Yin » (femelle) ou « Yang » (mâle). Nous le devenons. Ce n’est pas une question de génétique, c’est une question d’affinités. Car ces grands types d’énergie vont déterminer notre comportement futur, donc notre place au sein du couple. Une licorne ne devient adulte que lorsqu’elle s’est définitivement attachée à un de ces grands types d’énergie, au point que l’autre lui est désormais inaccessible. Mettons-nous en coupleLorsqu’une licorne est adulte, elle va tout d’abord se chercher un territoire et s’exercer à le protéger de toute intrusion. Ce n’est que lorsqu’elle a acquis suffisamment d’expérience dans ce domaine qu’elle cherche une autre licorne avec laquelle vivre. La paradeLa parade amoureuse est indifféremment engagée par le mâle ou la femelle. La manœuvre d’approche varie beaucoup suivant les individus, un peu comme le chant des baleines. Elle est invariablement composée de deux phases : À ce stade, la licorne qui est approchée n’est pas obligée de s’accoupler, mais elle a le devoir de répondre à l’autre en lui indiquant la nature de ses sentiments (Si je puis parler ainsi. J’ai beau dire « C’est beau l’amour ! », j’ignore ce sentiment, comme toute licorne qui se respecte. L’amitié, le désir, tout ça je connais. Mais l’amour et le regret sont inaccessibles à mon peuple.). Si la relation est engagée, les deux licornes forment un couple et la licorne « Yang » protégera seule le territoire, tandis que la licorne « Yin » veillera à son équilibre et à son bon fonctionnement. Pour vous, les humains, cela correspondrait au fait de « sortir ensemble ». Accouplement et naissance du faon de licorneL’accouplement a lieu lorsque la licorne « Yang » est prête à assurer toutes les charges du territoire et que la licorne « Yin » possède suffisamment d’énergie en elle pour donner naissance à un faon sous forme corporelle. Alors les deux licornes se frottent et se caressent, passent sous forme énergétique (ou astrale, ou éthérée, le vocabulaire importe peu) et se mélangent. Cela peut durer quelques minutes ou bien des heures, suivant les couples. Lorsque les deux esprits se séparent, la licorne « Yang » laisse un peu de sa propre énergie à la licorne « Yin ». C’est la fusion des deux principes énergétiques opposés, « Yin » et « Yang », qui permet la conception d’un faon de licorne. La mère le portera en elle durant un temps indéterminé, lui conférant de sa propre énergie afin qu’il puisse naître avec une forme corporelle d’au moins 90 cm au garrot. Lorsque la licorne « Yin » estime que son faon est assez fort, elle se sépare de lui en passant sous forme éthérée un court instant. Le faon nouveau-né est constitué mi-partie d’énergies Yin, mi-partie d’énergies Yang. Il restera sous la protection de son père et sous l’enseignement de sa mère jusqu’à ce qu’il se soit décidé pour l’une des deux formes d’énergies qui l’habitent. L’énergie choisie grandira alors au fur et à mesure que l’autre s’amenuisera, jusqu’à ce que l’énergie dominante soit la seule à le composer. À ce stade, le faon de licorne a généralement apprit tout ce que sa mère savait et peut quitter le territoire de ses parents. C’est beau, la vie… Maman devait être bien forte pour avoir constamment autour d’elle une bonne quinzaine de faons. Car cela peut être dangereux pour une femelle de donner naissance. Tout comme les humaines meurent parfois en couches, les licornes qui ne possèdent pas assez d’énergie pour elles-mêmes et qui s’obstinent pourtant à faire grandir un faon en elles peuvent bien se retrouver, le jour de la naissance de leur rejeton, diminuées à la taille de celui-ci, ou même à un point où elles ne peuvent plus passer sous forme corporelle. Pas très pratique pour lui enseigner le respect de ses parents… Chapitre 6 : L'aura
DéfinitionL’aura est la résonance visible de l’énergie qui entoure chaque être vivant. Si l’être possède une grande force, l’aura est très brillante, très étendue. Mais si l’être est faible, l’aura devient terne et fine. Lorsqu’une créature n’a plus aucune trace d’aura autour d’elle, elle est considérée comme définitivement morte et ne peut plus être ramenée à la vie, même par une puissante licorne. Les couleurs de l’aura d’une licorneLa couleur de l’aura révèle les aspirations de l’être dont elle provient. Elle est le signe de l’humeur de la licorne aux yeux de quiconque arrive à voir la ou les couleur(s) de sa corne et de ses sabots. Le rouge est la couleur principale des licornes Yang lorsqu’elles passent en revue les frontières de leur territoire, indiquant qu’elle est prête à se battre à tout moment de façon passionnée et furieuse. Chapitre 7 : Héberger une licorne![]() À présent, je vais vous indiquer quelques détails qui peuvent vous permettre de savoir si vous hébergez ou non une licorne. Tout d’abord, les personnes qui sont persuadées que les licornes sont des créatures imaginaires tout droit sorties de l’imagination des anciens Grecs et Romains, de la boutique d’un apothicaire peu scrupuleux, du blason de l’Ecosse ou d’un texte poétique n’ont aucune chance de donner un jour refuge à une licorne. Si presque jamais vous ne vous sentez seul(e) ; si vous avez l’impression de sentir sans cesse auprès de vous une présence effrayée, craintive, mais douce en même temps ; si vous vous prenez à rechercher des sites, des livres… sur les licornes alors que rien ne vous poussait à le faire, alors il y a une chance pour que l’une de mes sœurs se soit réfugiée auprès de vous. D’autres indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille (attention, rien n’est certain et certaines personnes rassemblant toutes les caractéristiques suivantes peuvent très bien malgré tout n’héberger aucune licorne) : Si vous croyez aux licornes, mais que pourtant vous ne sentez rien, continuez de croire. Un jour peut-être cette présence se manifestera à vous, et alors vous saurez pourquoi vous vous sentiez observé(e). Bien entendu, ceux qui s’attachent à la tradition me rétorqueront que les licornes ne se laissent approcher que par des femmes vierges. À notre époque où survivre nous est si difficile, nous ne pouvons pas nous permettre d’y regarder si près. Le simple fait de ne pas avoir à bondir d’enfant en enfant, jour après jour, est pour moi un luxe. « Credendo vides : peut-être pourras-tu voir, si tu y crois. » Chapitre 8 : La symbolique de la licorne![]() La LicorneLa licorne médiévale est un symbole de puissance, qu’exprime essentiellement la corne*, mais aussi de faste et de pureté. Note d’Amalthéa : la licorne chinoise n’a pas du tout les mêmes origines que la licorne occidentale. La CorneLa corne a le sens d’éminence, d’élévation. Son symbolisme est celui de la puissance. C’est d’ailleurs, d’une façon générale, celui des animaux qui la portent. La virginitéL’état virginal signifie le non-manifesté, le non révélé. D’après le Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, éditions Robert Laffont Ce qu’en dit Bruno Faidutti (mon héros !) (Cliquez ici pour lire sa thèse)La vierge et la licorneVoici l’interprétation que faisait le bestiaire picard de la capture de la licorne : « De la même manière Notre-Seigneur Jésus-Christ, licorne céleste, descendit dans le sein de la Vierge, et à cause de cette chair qu’il avait revêtue pour nous. Il fut prit par les Juifs et conduit devant Pilate, présenté à Hérode et puis crucifié sur la Sainte Croix, qui lui auparavant se trouvait auprès de son Père, invisible à nos yeux. Voilà pourquoi il dit lui-même dans les Psaumes : « Ma corne sera élevée comme celle de l’unicorne ». On a dit ici que la licorne possède une seule corne au milieu du front : c’est là le symbole de ce que le Sauveur a dit : « Mon père et moi, nous sommes un ; Dieu est le chef du Christ ». Le fait que la bête est cruelle signifie que ni les Puissances, ni les Dominations, ni l’Enfer ne peuvent comprendre la puissance de Dieu. Si l’on a dit ici que la licorne est petite, il faut comprendre que Jésus Christ s’humilia pour nous par l’incarnation ; à ce propos il a dit lui-même « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur », et David dit que celui qui accomplira les bonnes œuvres, il sera conduit au palais royal, c’est-à-dire au Paradis. » Bestiaire toscan, daté de 1468 : « la licorne symbolise les hommes violents et cruels auxquels rien ne peut résister, mais qui peuvent être vaincus et convertis par le pouvoir de Dieu. » Dans un scène où une licorne (à l’origine peut-être un rhinocéros) poursuivait un héros pour le précipiter dans l’abîme, « la licorne est la figure de la mort, qui poursuit l’homme sans cesse et aspire à le prendre ». Le miniaturiste italien d’une Vita Antonii (la vie de Saint-Antoine) de la fin de XIVème siècle jugea (comme plus tard Gustave Flaubert) que la licorne pouvait faire partie des chimère de la Tentation, figurant la luxure. En 1491, dans une édition florentine de la Fior di Virtu, traité des vertus et des vices, est écrit « L’intempérance peut être comparée à la licorne. C’est un animal qui a un tel goût des jeunes filles que, lorsqu’il en voit une, il va vers elle et s’endort dans ses bras. » Chapitre 9 : La forme humaineComment vivrais-je sous forme humaine ? est une question que je me suis souvent posée. Je vais tenter d’y répondre, pour vous comme pour moi. Que dire d’autre ? (Quand je pense qu’après toutes mes réflexions j’en arrive seulement là, ça me frustre.) Ah oui, et je n’oublierais pas d’aménager une chambre pour que mon humaine de compagnie vienne vivre avec moi ! Chapitre 10 : Le nom Amalthea
Amalthea est un nom qui a une longue histoire. Celle-ci remonte à l’Antiquité et s’étend dans l’espace sur des milliers de kilomètres… Amalthea (ou Amalthée) fut le nom de la nourrice de Zeus, roi des dieux chez les Grecs. Lorsque la 5ième lune du système interne de Jupiter (Zeus chez les romains) fut découverte, elle fut nommée Amalthea en hommage au mythe grec. Chez Peter S. Beagle, le nom Amalthea est lié à la dernière licorne. Chapitre 11 : La licorne en vrai
L’autre jour, la première fois que mon humaine m’a aperçue… Il faut que je vous le raconte… Elle était interloquée, car en tant que scientifique, le portrait qu’elle avait dressé de moi était vraiment très différent de ma nature éthérée. Le voici, à peu de choses près. « Les licornes sont de petites créatures ressemblant au cheval primitif Mésohippus. De la taille d’un chien, elles ont les pattes fines et une queue comme un sanglier. Leur tête est massive et leur crinière est courte. Elles possèdent des pieds pouvant sembler ceux d’un éléphant, car ils portent encore trois sabots en non un seul comme les chevaux actuels. Leur robe est brune, un peu rayée et un peu tachetée en même temps. Sur leur front, les poils du toupet se sont agglomérés pour former une corne semblable à celle du rhinocéros. Leur instinct est très développé. Les licornes savent, à l’instar des chimpanzés, des éléphants et d’autres animaux encore, quelles plantes manger lorsqu’elles sont malades. Elles possèdent également une empathie stupéfiante, presque de la télépathie, comme les dauphins et les chats. Elles lisent dans les cœurs grâce à leur instinct. Enfin une licorne qui contente les scientifiques… Peut-être qu’une lointaine cousine se montrera un jour sous cette apparence et que, faute de trouver des gens qui aient foi en nous, nous trouverons des cryptozoologues prêts à nous ajouter à la longue liste des animaux soi-disant légendaires mais bien réels (comme les calamars géants des profondeurs…). Appendice 1 : Description des allures![]() Il est une façon simple de différencier une licorne d’un cheval ou même d’une gazelle : sa façon de marcher. Moralité : Dis-moi comment tu cours et je te dirai qui tu es. Appendice 2 : Allures et humeur![]() Le pas trahit une certaine hésitation, de la fatigue ou de profondes réflexions. L’amble est la marque d’une forte volonté. C’est une démarche très assurée, pouvant être traduite parfois par la prise d’une décision importante. Le trot est une allure très joyeuse, souvent la marque d’une bonne nouvelle, que ce soit l’arrivée d’une « colocataire » sur le territoire de la licorne, la naissance d’une portée de lapins ou simplement une météo agréable pour la saison. Le galop est la trace d’un départ en voyage, d’une certaine urgence, voire même d’une inquiétude quelconque (quand un animal a été blessé et qu’elle va le soigner, par exemple). Enfin les sauts de gazelle sont utilisés dans la panique, pour les affaires qui ne peuvent pas attendre, la fuite devant un danger effroyable. Appendice 3 : Licorne et cheval, un lien![]() D’après la thèse de Bruno Faidutti Premières licornesLes premières licornes, décrites par Ctésias, étaient des ânes cornus. Mais bien vite le monde médiéval fit apparaître tout un cortège de licornes aussi différentes les unes des autres qu’un caniche l’est d’un saint-bernard. Les licornes médiévales étaient de toutes les tailles, formes et couleurs possibles, et aucune n’était vraiment très équine. L’animal prend sens et corpsCe sont les artistes en grande majorité qui ont, à-travers peintures, tapisseries et héraldique, véhiculé l’image de la licorne « moderne ». Cela s’explique non pas par les récits des voyageurs, qui décrivent une licorne brune, parfois noire, plutôt caprine, mais par sa signification symbolique et allégorique. La licorne héraldiqueC’est entre le XVème et le XVIIème siècle que la licorne des blasons acquit sa silhouette de cheval, à peine adoucie par une petite barbichette. Par là, elle signifiait les vertus chevaleresques. Au pays de la tapisserieSi on jette un regard à la série La Dame la licorne, on remarque que sur certains panneaux, la licorne est équine alors qu’elle est caprine sur d’autres. Comme quoi la licorne hollywoodienne ne s’était pas encore installée dans tous les esprits ! Mais la licorne symbolique tendait peu à peu vers le cheval, ne conservant parfois pas même une petite barbichette. La licorne californienneC’est ainsi que nous arrivons à la fille d’Hollywood, le cheval déguisé de Legend. L’imaginaire s’est formé un idéal-type, à la robe blanche, la silhouette équine, parfois encore les sabots fendus et la barbiche de chèvre, avec la corne spiralée comme la défense du narval ; les sabots sont plus souvent dorés ou argentés que blancs, tout comme la corne. Appendice 4 : Origines des légendes![]() D’après la thèse de Bruno Faidutti Les débutsLa licorne de l'imaginaire occidental est une création médiévale, bien qu'elle emprunte un peu au Physiologus grec et à L'Histoire Naturelle de Pline. En croyant "redécouvrir" la licorne dans les textes classiques, les auteurs médiévaux l'ont en fait inventée. Licorne médiévaleBien que les bestiaires fleurissent de licornes, celle-ci est absente des contes populaires de l'époque, où on trouve néanmoins fées, elfes et farfadets. Tout au plus peut-on voir un lien entre la bête unicorne et les biches blanches des traditions populaires. La vierge et la licornePour l'homme médiéval, toute créature était un signe de Dieu. La licorne, ou plutôt l'unicorne des bestiaires, était le symbole du Christ. Celle-ci, comme celui-là, se laissait prendre au piège (celui-ci sur la croix, celle-la par une femme). Il était normal, ainsi liés, que la femme de la licorne doive être vierge. C'est cet animal, succombant au charme des jeunes filles, que le Moyen-âge légua à la Renaissance. Ce récit de la chasse à la licorne est le plus ancien qui lui soit attaché. De plus, si on en croit le Physiologus, c'est une technique de chasse éprouvée et utilisée régulièrement dans le lointain pays où vit la licorne. La licorne et la fontaineLes propriétés de la corne de licorne ne sont reconnues qu'à partir du XIIIème siècle, dans un bestiaire. Une abbesse du XIIème siècle recommandait son foie et son cuir pour lutter contre la lèpre, mais ignorait tout de sa corne. La légende du XIIIème siècle indiquait que les animaux, avant de boire dans le lac, attendaient que la licorne y plonge sa corne afin de purifier l'eau de tout poison. Ce récit serait le rappel d'une légende biblique, selon laquelle Moïse aurait, de son bâton, purifié les eaux de la rivière Mara. Chaque homme tue l'être qu'il aimeCertains ont prétendu que le récit de la chasse à la licorne symbolisait le pouvoir de Dieu (la femme vierge) convertissant les Hommes violents et cruels (la licorne). Puis il a été rapporté que la jeune fille se devait sinon d'être nue, du moins de découvrir son sein afin d'attirer la licorne. Néanmoins, les tapisseries la représentent très souvent vêtue entièrement de riches vêtements, comme il convient à une figure de chasteté. Puis, comme l'agneau était plus approprié pour symboliser la Passion du Christ (l'un des symboles de la chasse à la licorne), la licorne devint symbole de l'Annonciation. Autres scènesAu VIème siècle, un voyageur a rapporté que la licorne, tombant d'une falaise, atterrissait sur sa corne afin d'absorber le choc grâce à la dureté de celle-ci. Il a été plus tard répliqué que la licorne pouvait difficilement agir de la sorte, car comment retirerait-elle sa corne fichée dans le sol ? Le lion et la licorneLe Moyen-âge faisait grand cas des "ennemis" et "amis" naturels des bêtes. L'amie de la licorne semble avoir été la colombe et à la suite d'une confusion avec le rhinocéros, l'ennemi de la licorne a longtemps été l'éléphant. Ce n'est qu'à la fin du Moyen-âge qu'apparut le lion. Il a été rapporté que le lion prenait la licorne en l'incitant à foncer dans un arbre qui, prisonnière par sa corne, était ensuite égorgée ou éventrée. Plus tard, le couple licorne-lion est devenu le symbole du couple lune-soleil. Les démons et la licorneMême si la force de la licorne est souvent rappelée, elle est rarement associée au mal, excepté dans le monde italien et provençal de la fin du Moyen-âge. Elle apparaît entre autres dans la tentation de Saint Antoine. Cette créature irrésistiblement attirée par les jeunes vierges symbolise ici la luxure. Suite à cela apparurent les propriétés aphrodisiaques de la corne de licorne. La licorne érotiqueTout comme l'a remarqué finement Léonard de Vinci, il y a souvent dans le symbolisme, positif ou négatif, de la licorne une dimension érotique latente. Paradoxe pour une créature signifiant la chasteté ! Notons les fresques du Château Saint-Ange à Rome, sur les murs et les plafonds de la salle du Persée, de nombreux couples jeune fille - licorne, où la connotation érotique est à la fois évidente et recherchée. Appendice 5 : Différentes définitions![]() DictionnaireUne créature de contes symbolisant la virginité et habituellement représentée comme un cheval avec une unique corne droite spiralée sortant de son front. The American Heritage Dictionary of the English Language, 2004, Houghton Mifflin Company. Traduction par l’Humaine. EncyclopédieLicorne, équidé fabuleux avec une longue corne jaillissant du milieu de son front. Supposée naître en Inde, des témoignages venant du monde entier ont été reportés. Elle a souvent été considérée comme une créature composite, ayant des traits propres à différents animaux. La licorne est décrite comme un très bel animal, souvent d’une couleur blanc pur. Elle a été utilisée pour représenter la virginité, mais a aussi une signification religieuse liée à Jésus et la Sainte Vierge Marie. La chasse à la licorne a été un sujet de tapisseries lors du Haut Moyen-Âge et de la Renaissance.
MythologieUn animal mythique ressemblant à un petit cheval avec une longue corne droite sortant de son front. Souvent elle a été décrite comme ayant les jambes d’un cerf et la queue d’un lion. Certaines sources clament qu’elle n’était visible qu’aux yeux des vierges. The New Dictionary of Cultural Literacy, 2002, Houghton Mifflin. Traduction par l’Humaine. Harry Potter GlossaryCréature Traduction par l’Humaine. Wikipedia en anglaisLa gentille et pensive vierge a le pouvoir d’apprivoiser la licorne, dans une fresque dans le Palazzo Farnese, Rome, probablement par Domenichino, 1602. « La licorne est la seule créature fabuleuse qui ne semble pas avoir été conçue par les peurs humaines. Même dans les références les plus anciennes elle est féroce mais pourtant gentille, altruiste mais solitaire, mais toujours mystérieusement belle. Elle ne pouvait être capture que de façon déloyale, et son unique corne était sensée neutraliser le poison. » - Marianna Mayer, The Unicorn and the Lake La licorne est une légendaire créature ayant l’apparence d’un cheval mais avec une seule – souvent spiralée – corne sortant de son front. Bien que l’image populaire de la licorne est celle d’un cheval si on excepte la corne, la licorne traditionnelle possède la barbe d’une chèvre, la queue d’un lion et des sabots fendus, ce qui la distingue d’un cheval. La quilin, une créature mythique chinoise, est parfois appelée « la licorne chinoise », mais n’est pas directement liée à la classique licorne occidentale, ayant le corps d’un cerf et la tête d’un lion. Les licornes dans la préhistoireLa « licorne » de la grotte peinte de Lascaux, en France, est soi-disant un animal semblable à un cheval avec une corne émergeant de son front, bien qu’elle puisse être interprétée comme un animal à deux cornes. Il a été reporté (mais ce n’est pas confirmé) qu’il existe des peintures aborigènes à Lago Posadas (Cerro de los Indios) et sur le site de Namaqualand en Afrique du Sud. (http://www.strangeark.com/articles/unicorn.html) Les licornes dans l’AntiquitéSi l’on se rapporte à l’interprétation se sceaux gravés d’un animal ressemblant à un taureau (et qui pourrait être en fait une sorte de taureau vu de profil), certains ont clamé que la licorne était un symbole commun pour la civilisation de la Vallée de l’Indus, qui apparaîtrait sur de nombreux sceaux. Il peut avoir symbolisé un groupe puissant. Un animal nommé re’em est mentionné à de nombreux endroits dans la Bible, souvent comme métaphore représentant la force : dans la traduction du Roi Jean (et dans d’autres traductions), ce mot a été traduit par « licorne », dans des phrases comme « Sa force est comme la force d’une licorne ». De nombreux érudits savent que ce mot se réfère actuellement à un aurochs, et que la traduction en « licorne » viendrait du fait que cet aurochs est souvent dépeint avec une seule corne visible dans l’art de l’ancienne Mésopotamie. La licorne n’apparaît pas dans la mythologie de la Grèce ancienne, mais dans l’histoire naturelle de la Grèce, car les auteurs grecs étaient convaincus de la réalité de la licorne, qu’ils plaçaient en Inde, un royaume distant et fabuleux à leurs yeux. L’Encyclopædia Britannica renferme des références classiques aux licornes : La plus ancienne description vient de Ctésias, qui décrit l’âne sauvage indique, aux pieds rapides, ayant sur le front une corne d’une coudée et demi de long, de couleur blanche, rouge et noire ; avec cette corne étaient faites des coupes à boire qui prévenaient de l’empoisonnement. Aristote a dû suivre Ctésias lorsqu’il mentionne deux animaux unicornes, l’oryx, une sorte d’antilope, et l’« âne indique » (dans Historia anim. ii. I et De part. anim. iii. 2). Au temps des Romains, L’Histoire Naturelle de Pline (viii: 30 et xl: 106) mentionne l’oryx et le buffle indien (peut-être le rhinocéros) comme étant des créatures unicornes, tout comme l’âne indique, « une très féroce bête, similaire pour le reste de son corps à un cheval, avec la tête d’un cerf, le pied d’un éléphant, la queue d’un sanglier, une profonde voix mugissante et une seule corne noire, de deux coudées de long, se tenant au milieu de son front. » Pline ajoute que « il ne peut être prit vivant ». Aelian (De natura. anim. iii. 41; iv. 52), citant Ctésias, ajoute qu’en Inde il est aussi un cheval unicorne, et dit (xvi. 20) que le « monocéros » est parfois appelé carcazonon, qui vient de l’arabe « carcadn », signifiant « rhinocéros ». Strabo (livre xv) dit qu’en Inde il y avait des chevaux unicornes ayant des têtes de cerfs. Licornes médiévalesLa licorne, qui ne peut être apprivoisée que par une femme vierge, s’est installée dans la tradition des bestiaires à l’époque où Marco Polo les décrit comme « à peine plus petite que des éléphants. Elles ont les poils d’un bison et des pieds d’éléphant. Elles ont une seule corne noire et épaisse au milieu du front… Elles ont la tête comme celle de sangliers sauvages… Elles passent leur temps à se vautrer dans la boue et la fange. Ce sont des brutes horribles à voir. Elles ne sont pas du tout comme nous les décrivons lorsque nous relatons qu’elles se laissent capturer par des vierges, mais tout à fait le contraire de ce que nous pensons. » Il est clair que Polo décrivait un rhinocéros. En Allemagne, depuis le 16ième siècle, le nom de licorne (« einhorn ») a été donné à plusieurs rhinocéros. De nombreuses personnes soutiennent à présent, en se basant sur les dires du zoologiste danois Ole Wurm, (http://www.occultopedia.com/u/unicorn.htm) que la majorité des cornes de « licorne » des temps médiévaux étaient des défenses de narval ; pourtant, les gens s’inquiétaient à propos de fausses cornes que l’on faisait passer pour des vraies, et des « tests » variés ont été développés, supposés permettre de différencier les fausses cornes des authentiques. Dans la croyance populaire, les cornes de licorne neutralisent le poison. Aussi les gens qui craignaient l’empoisonnement buvaient parfois dans des gobelets faits de « corne de licorne ». Des qualités aphrodisiaque présumées et d’autres vertus médicales augmentèrent le prix de produits dérivés de « licornes » comme le lait, le cuir et les abats. On disait aussi que les licornes étaient capables de déterminer si une femme était vierge ou non ; dans certains contes, elles ne pouvaient être chevauchées que par des vierges. La licorne servit aussi comme un symbole commun de l’indomptable fierté et pureté de Jésus. L’une des méthodes traditionnelles pour chasser les licornes impliquait la capture par une vierge. Une autre consistait à mettre la licorne en colère, s’enfuyant loin d’elle vers un arbre pendant qu’elle chargeait, et plongeant hors de son chemin juste devant l’arbre ; la licorne dans son élan heurtait l’arbre et s’assommait ou restait tout simplement prisonnière de l’arbre, la corne enfoncée dans le bois. HéraldiqueEn héraldique, la licorne est dessinée comme un cheval avec la barbe et les sabots fendus d’une chèvre, la queue d’un lion, et une svelte corne spiralée sur son front. À cause de son association avec le Christ, la licorne était apparemment trop sacrée pour être utilisée dans l’ancienne héraldique, mais est devenue populaire à partir que quinzième siècle. C’est certainement dans les armoiries royales d’Écosse et du Royaume Unis qu’elle est la plus connue : deux licornes servent de support aux armes écossaises ; un lion et une licorne pour celles du Royaume Unis. Les armes de la Société des Apothicaires de Londres a deux licornes dorées comme support. Sources du mytheBien que les licornes soient des créatures mythiques, de nombreux érudits se sont demandé si le mythe pouvait être lié à un animal réel. Une preuve présumée : un squeletteLe squelette allemand d’une licorne a été « découvert » en 1663 à Einhornhöhle (« la grotte de la licorne ») dans les Montagnes de la Harz en Allemagne. Les communiqués indiquant que la licorne avait seulement deux pattes (et avait été construite d’après des os fossiles de mammouth et d’autres animaux) sont contredites ou expliquées par le fait que de nombreux chercheurs de souvenirs ont pillé le squelette ; ces comptes-rendus ont ensuite indiqué que, fait remarquable, les chasseurs de souvenirs laissèrent le crâne, avec la corne. Le squelette a été examiné par Leibniz, qui avait pendant un temps douté de l’existence de la licorne, mais qui depuis a été convaincu. Le baron Georges Cuvier a maintenu que si la licorne avait le sabot fendu elle devait avoir un crâne fendu (rendent impossible la croissance d’une corne unique), mais il a été réfuté par le Dr W. Franflin Dove, qui a artificiellement fusionné les cornes naissantes d’un veau, pour créer un taureau unicorne. P. T. Barnum a une fois exhibé un squelette de licorne, exposé comme étant un canular. Le rhinocérosComme le rhinocéros est le seul animal terrestre à posséder une corne unique, il a été souvent supposé que le mythe de la licorne proviendrait de rencontres entre des Européens et un rhinocéros. Une autre suggestion est que le mythe de la licorne est basé sur un animal disparu parfois appelé la « licorne géante » mais que les scientifiques connaissent sous le nom d’Elasmotherium, un énorme rhinocéros d’Eurasie natif des steppes, la version plus sudiste du rhinocéros laineux de l’Âge de Glace de l’Europe. Elasmotherium n’avait pas du tout l’air d’un cheval, mais il portait une grande corne unique sur son front. Il semble avoir disparu à peu près en même temps que le reste de la mégafaune de l’âge glaciaire, mais il peut avoir survécu dans des temps historiques. Il est concevable que la licorne soit le souvenir culturel d’un animal chassé par nos lointains ancêtres. Même si l’Elasmotherium n’en est pas la source, les rhinocéros ordinaires peuvent avoir une certaine relation avec la licorne. Il a d’ailleurs été noté que le voyageur du 13ième siècle Marco Polo prétendait avoir vu des licornes à Java, mais sa description (citée plus haut) est clairement, aux yeux d’un lecteur moderne, celle d’un Rhinocéros de Java. Il est fort possible que le mythe entier de la licorne dérive du rhinocéros, mais cela n’explique pas pourquoi la licorne est vue comme un cheval ; de plus, il faut noter que les auteurs classiques semblent avoir distingué clairement les licornes et les rhinocéros. Une chèvre mutanteChez la chèvre domestique, une rare déformation des tissus producteurs peut joindre les cornes ensemble ; un tel animal peut avoir inspiré la légende. Le narvalDes reliques ornées avec des cornes de licornes supposées peuvent êtres trouvées au dans des musées à Vienne et dans d’autres pays d’Europe centrale. En fait, ces cornes sont les défenses spiralées d’un cétacé arctique connu sous le nom de narval (Monoceros monocero). Elles ont sans doute été amenées en Europe centrale par les Vikings ou d’autres marins nordistes et vendus comme de vraies cornes de licornes. L’oryxL’oryx est une antilope avec deux longues, fines sortant de son front. Certains ont proposé que vues de profil à quelque distance, l’oryx ressemble à quelque chose comme un cheval avec une corne unique (bien que la « corne » soit dirigée vers l’arrière, pas vers l’avant comme chez la licorne classique.) Il est concevable que des personnes voyageant en Arabie puissent avoir dérivé le conte de la licorne de ces animaux. Pourtant, les auteurs classiques semblent faire la différence entre les oryx et les licornes. FictionLes fictions fantaisistes modernes tendent à perpétuer la notion médiévale de la licorne comme étant une bête avec des qualités ou des pouvoirs magiques. RéférencesBeer, Rüdiger Robert, Unicorn: Myth and Reality (1977). (Editions: ISBN 0884055833; ISBN 090406915X; ISBN 0442805837.) Encyclopaedia Britannica, 1911: "Unicorn" Gotfredsen, Lise, The Unicorn (1999). (Editions: ISBN 0789205955; ISBN 1860462677.) A richly illustrated cultural history. This entry is from Wikipedia, the leading user-contributed encyclopedia. It may not have been reviewed by professional editors (see full disclaimer) La licorne dans toutes les languesNéerlandais : eenhoorn, eenhoornig Appendice 6 : L'Invisible Licorne Rose![]() D'après Wikipedia en anglais. Image trouvée sur le Net.L’Invisible Licorne Rose (ou IPU en anglais) est une satire religieuse. La plupart du temps, il s’agit d’une « déesse » apparaissant sous la forme d’une licorne à la fois rose et invisible… Bien entendu, il ne s’agit pas d’une véritable croyance mais plutôt d’une plaisanterie devenue populaire (dans le monde anglo-saxon…), particulièrement sur les sites athées où des discussions en ligne parodient les anciens débats religieux. Les professions de foi ont un but avant tout humoristique, illustrant le fait qu’il est difficile de réfuter des aveux de croyance en des phénomènes que les humains ne peuvent percevoir. Voici une citation de la FAQ de alt.atheism qui résume l’utilité de L’Invisible Licorne Rose : En voici une autre, qui distille l’essence même de la parodie : Le logo représentant L’Invisible Licorne Rose est utilise pour représenter l’athéisme. Lorsque les gens discutent le L’Invisible Licorne Rose, un sujet qui revient souvent est qu’il est impossible de prouver son existante parce qu’elle est invisible. L’opposition de Ses deux attributs, « invisibilité » et « rosité », fait partie de la satire. Une autre image populaire de l’Invisible Licorne Rose est une licorne rose disparaissant, ou simplement rien. Des images « représentant » l’IPU montrent un lieu sans grand intérêt où l’Invisible a été « vue ». C’est bien entendu une partie de la plaisanterie. Le logo de L’Invisible Licorne Rose a été créé par les habitués de alt.atheism et adopté par les autres, et on peut acheter toutes sortes d’objets décorés de ce logo. Le logo est devenu une sorte d’emblème permettant aux athées de se reconnaître les uns les autres sans offenser les non athées. Table des matières - cliquez pour naviguer
Le Vendredi 27 Février 2009
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